Première expérience de compostage en terrasse

Grands consommateurs de fruits et légumes et ayant plein de déchets végétaux à notre disposition sur nos terrasses, nous étions destinés à composter. Je rêvais déjà d’utiliser un compost bien frais pour enrichir le terreau dans tous les bacs. Mais après quelques mois d’expérience, il faut bien admettre que ce n’est pas gagné. Mais je ne désespère toutefois pas d’y arriver.

Choix du composteur

Après quelques recherches, il semblait qu’il n’y ait qu’une seule solution pour composter à l’extérieur, le lombricomposteur. Mais nous n’étions pas convaincus par cette solution car les vers n’auraient jamais survécu à la rigueur des hivers bruxellois et nous n’avions aucun endroit pour stocker les vers à l’intérieur.

Je suis finalement tombée sur un article dans l’Ami des Jardins qui parlait de composteurs rotatifs. Nous avons donc opté pour cette solution qui promettait un compostage entre 2 à 8 semaines selon les déchets utilisés. Le composteur d’une capacité de 150 l nous a coûté 150 € (moins 50 € remboursés par la Ville de Bruxelles qui encourage le compostage à domicile). Le montage du composteur (nombreuses pièces en plastique recyclé) nous a pris une bonne heure.

composteur rotatif (800x600)

Le composteur dispose de 2 compartiments : quand le premier est plein, on remplit le second.

La notice recommande de mélanger 2/3 de déchets verts (épluchures de fruits, restes de légumes, tontes de gazon) riches en matières azotées et 1/3 de déchets bruns (feuilles mortes, papier, carton, branches, sciure) riches en carbone.

Il faut tourner le composteur régulièrement tous les 2 à 3 jours pour aérer, mélanger et permettre une décomposition plus efficace et plus rapide. Le compost fini est censé contenir des matières fines et grossières. Pour un beau mélange, il est recommandé de tamiser le compost à utiliser dans les mélanges de rempotage.

Mise en pratique

Je n’ai pas de sciure, ni de tontes de gazon sous la main. En revanche, j’ai mis au compost toutes les branches taillées en fin d’hiver que j’ai coupées en petits morceaux, les déchets de fruits et légumes, les feuilles ramassées sur les terrasses, les coquilles d’œuf, le marc de café et les feuilles de thé ainsi que du papier cuisine.

J’ai essayé de faire tourner le composteur le plus souvent possible, pour autant que la pluie et l’humidité des terrasses ce printemps et ce début d’été l’ont permis. Par moments, il y avait plein de petites mouches à chaque fois que j’ouvrais le couvercle. Le contenu est rapidement devenu brun, mais les branches ne se sont jamais décomposées.

Résultat

Après plusieurs mois (et non 2 à 8 semaines comme suggéré par le fabricant), j’ai décidé de vider l’un des compartiments et tamiser le contenu. Au départ l’odeur ressemblait effectivement à celle d’un sous-bois (signe que tout va bien), mais lorsque j’ai tamisé le compost qui était resté collé aux parois, l’odeur était bien moins agréable et le compost plus humide. Par ailleurs, les coquilles d’œuf étaient toujours bien visibles.

DSCN4977 (800x600)compost (800x588)

J’ai donc tout remis dans le compartiment afin de donner une dernière chance à ce compost. J’ai fait quelques recherches supplémentaires afin de voir comment améliorer ma pratique. Je suis notamment tombée sur des sites décrivant plusieurs expériences de compostage en tambours rotatifs dans des écoles : il y est préconisé d’ajouter des pellets de bois pour assurer un niveau suffisant de déchets bruns.

Je me suis aussi rendu compte que certaines vis du composteur (pas en inox) avaient rouillé. Ce risque était indiqué sur la notice, mais je l’avais oublié.

Prochaine étape

Je ne vais pas abandonner. Dorénavant je ne mettrai plus de branches dans le composteur (elles seront mises dans les sacs verts que la ville ramasse chaque semaine), ni de coquilles d’œuf. Je vais aussi, à contrecœur, acheter un sac de pellets de bois. Devoir acheter quelque chose pour traiter des déchets paraît un non-sens, mais je dois bien admettre que je n’ai pas assez de déchets bruns à ma disposition pour ce type de composteur.

A suivre…..

 

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Une réflexion au sujet de « Première expérience de compostage en terrasse »

  1. Je cherche une solution pour notre terrasse bruxelloise (elle aussi 😉 ) et après avoir contacté un maître composteur je suis aussi arrivée à la réalisation qu’un vermicompost souffrirait entre les heures ensoliellées d’été et les froids hivers belges (même si cette année c’est autre chose). J’ai fini par tomber sur votre blog, puis ceci: http://www.semeralafolie.com/composteur-appartement/
    La solution semble tellement simple, peut-être trop? En tous cas je suis tentée d’essayer, puisque ça ne me demandera aucun investissement! Quitte à refournir en vers régulièrement mais je pense commencer sans vers pour voir.

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