Vers moins de déchets : premier bilan

sacs-poubelle

Orange, c’est la couleur du tout nouveau sac poubelle réglementaire réservé à la collecte des déchets organiques à Bruxelles. C’est le cinquième sac destiné au tri des déchets après le bleu pour le plastique, le jaune pour le papier, le vert pour les déchets de jardin et le blanc pour le tout-venant.

Une bonne occasion de vérifier où nous en sommes dans la réduction de nos déchets.

Comme j’avais déjà eu l’occasion de le raconter, la lecture du livre de Béa Johnson ‘Zéro déchet’ nous avait déjà conduit à désencombrer cuisine, salle de bains et garde-robe. En fin d’année dernière, j’ai aussi assisté à une présentation de Zéro Carabistouille, une famille bruxelloise qui s’est lancée un défi zéro déchet en mettant en œuvre les conseils de Béa Johnson. Après ces deux témoignages, nous avons aussi décidé de diminuer nos déchets, mais sans nous mettre une pression irréaliste, nous faisons juste de notre mieux et à notre rythme :-).

Sur la base des cinq règles définies par Béa Johnson, voici ce que nous avons déjà mis en œuvre et ce que nous comptons faire cette année :

Refuser :

La poubelle papier a bien diminué, mais beaucoup reste à faire. Heureusement que seul notre facteur peut accéder à notre boite aux lettres, on évite déjà ainsi beaucoup d’imprimés publicitaires (sauf les quelques uns qui nous sont adressés malheureusement).

Je ne repars plus des conférences auxquelles j’assiste avec le dossier qui nous est inévitablement remis à l’accueil : j’ai tant collectionné de stylos et de bloc-notes ces dernières années que j’ai de quoi tenir des années 🙂 . Fini aussi les cadeaux que l’on nous remet quelques fois à l’occasion d’achats, sous le regard toujours étonné du vendeur.

Je refuse aussi certains tickets (petits achats), mais pas ceux qui servent de preuve d’achat (on ne sait jamais) ou de garantie. Certains hôtels proposent d’envoyer la facture par émail : j’adhère !

J’ai toujours dans mon sac un petit sac pliable en nylon que j’utilise pour mes courses imprévues, ce qui me permet de refuser de nombreux emballages.

Réduire :

Comme je l’ai déjà raconté, je n’ai pas effectué d’achats vestimentaires cet hiver. J’ai un peu triché car le père Noël n’est pas tout à fait arrivé les mains vides, et j’ai craqué pour une paire de bottines au moment des soldes. Mais quand même, ce fût une vraie révolution. Au final, je m’aperçois que rien ne m’a manqué, mais qu’en plus je n’ai pas porté tout ce qui était dans ma garde-robe. Il y aura des leçons à tirer en fin d’hiver 🙂 .

Nous avions aussi vidé notre cuisine de près de la moitié de ses équipements. Après plusieurs mois, le bilan est super positif : on trouve facilement ce qu’on cherche et rien ne nous a manqué.

Du côté de la salle de bains, nous avions déjà remplacé plusieurs produits jetables (limes, cotons, etc.) par des alternatives durables. Nous y avons ajouté 2 cure-oreilles en inox pour remplacer les cotons-tiges.

Le vinaigre d’alcool, le bicarbonate de soude et le savon noir ont remplacé de nombreux produits d’entretien, pour le plus grand plaisir de notre femme de ménage. Tout comme les lavettes ont remplacé les éponges. Il n’y a que pour la lessive et le liquide vaisselle que je ne suis pas convaincue par les recettes maison. En attendant de trouver des recettes efficaces, je n’achète que des produits Ecolabel. En 2017, j’aimerais bien aussi pouvoir utiliser des flacons réutilisables pour les produits d’entretien. Pour l’instant, je n’ai pas encore trouvé de point de vente facilement accessible.

Du côté du papier, nous avons aussi opéré quelques changements. Depuis quelques mois, je parcours mon Elle hebdomadaire et l’Ami des jardins (mensuel) sur une tablette ; idem pour mon cher et tendre qui y consulte un magazine rien qu’à lui 🙂 . Nous envisageons aussi de passer au numérique pour 2 hebdomadaires d’actualité lors du renouvellement des abonnements. En revanche, pas encore d’alternative pour une revue financière que je continue à recevoir en format papier. Les abonnements numériques sont généralement beaucoup moins chers et se prêtent bien aux magazines que l’on ne conserve pas. Mais je ne sais pas encore si je vais renouveler l’abonnement numérique de l’Ami des jardins car j’aime bien feuilleter régulièrement d’anciens numéros.

Depuis plusieurs années, j’utilise une liseuse numérique (le premier modèle Kobo mis sur le marché), mon cher et tendre préférant quant à lui lire sur sa tablette. Au départ, c’était surtout pour alléger le poids de nos bagages lors de nos déplacements. Mais c’est aussi devenu un très bon moyen de réduire nos déchets. Pourquoi par exemple conserver sous forme papier les nombreux polars et thrillers dont je suis adepte et autres essais que je ne relirai sans doute pas ! En revanche, je ne télécharge pas sur ma liseuse les livres dont j’ai besoin pour mon travail (je les annote souvent), la belle littérature que j’aurai envie de relire un jour, les livres pratiques et les livres d’art. Je me suis aussi réinscrite à la bibliothèque, ce que je n’avais pas fait depuis l’université.

Au titre de nos objectifs 2017, nous avons prévu de réduire le poids des factures et autres relevés de compte bancaires en format papier. Marre de tous ces classeurs qui prennent de la place 😦 . Nous avons déjà commencé à conserver certains de ces documents sur un disque dur externe. Nous envisageons aussi d’ouvrir un coffre-fort électronique pour les documents les plus importants.

J’avais aussi prévu de faire le tri dans les livres de cuisine et recettes volantes, mais cela n’avance pas très vite 😦 .

Réutiliser :

Pour l’épicerie sèche (céréales, fruits et légumes secs, farines), j’utilise des sacs en papier que je réutilise jusqu’à ce qu’ils soient hors d’usage. J’ai prévu de coudre des sacs en tissu, mais j’attends qu’Agricovert qui nous fournit un panier bio de légumes frais  ouvre (bientôt) un point de vente à Bruxelles pour déterminer la taille et le nombre de sacs nécessaires. Comme cette coopérative vend aussi plein d’autres produits frais en provenance de Wallonie, je verrai s’il est possible d’effectuer davantage d’achats sans emballage jetables. Le point de vente sera accessible en voiture (bof pour la planète), ce qui me permettra de prendre des bocaux en verre avec moi ainsi que 2 ou 3 cabas. Aujourd’hui, j’accède à mon supermarché bio et au panier de fruits et légumes déposé dans un petit restaurant en m’y rendant en bus (tout bon pour la planète), mais hors de question de remplir mon cabas de bocaux en verre, le poids des courses étant déjà suffisamment lourd. J’avais songé à acheter un chariot de courses à roulettes (comme lorsque j’habitais à Paris), mais mon circuit de courses au centre-ville, truffé de trottoirs en vieux pavés souvent mal entretenus (je hais les trottoirs bruxellois), ne s’y prête pas du tout.

En cuisine, nous avons aussi supprimé les éponges et chiffons jetables pour les remplacer par des lavettes en microfibre lavables (certaines ont une face rugueuse pour gratter), de la paille de fer et une brosse à laver.

Nous n’avons pas encore complètement supprimé le papier essuie-tout,  mais nous le remplaçons le souvent plus possible par des essuie-tout en tissu.

Recycler :

J’ai quelques compétences en couture, alors je n’hésite donc pas à transformer si j’ai une bonne idée, pas trop ridicule. Sinon, nous donnons depuis des années nos vêtements, sacs et chaussures aux Petits Riens et les autres déchets recyclables au parc à containers le plus proche. En revanche, je ne me vois franchement pas transformer un vieux tee-shirt en sac pour les courses ou en coussin, ni une caissette en bois qui a servi à transporter des légumes en meuble de rangement !

Composter :

Comme je l’ai déjà raconté, nous avons installé un composteur sur notre terrasse. Il nous donne toute satisfaction, sauf qu’il n’est pas toujours suffisant ou adapté à tous les déchets verts. Ces derniers jours par exemple, j’ai commencé à faire quelques tailles sur les terrasses : les branches ne vont pas dans notre composteur. Par ailleurs quand il fait trop froid, le processus de décomposition est beaucoup plus lent, nous limitons donc la quantité de déchets qu’on y met. L’arrivée du sac orange nous a permis de ne plus jeter aucun déchet organique dans le sac destiné à l’incinération.

Prochain bilan dans un an…..

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