Insecticides naturels pour les plantes en pot

Pucerons, limaces, araignées rouges, otiorhynques, cochenilles, fourmis, chenilles…, tous ces insectes ne sont pas les bienvenus sur nos terrasses. Il m’a parfois fallu du temps pour comprendre qui parmi ces intrus mangeait les feuilles ou les décolorait, affaiblissait la plante entière, voire la tuait. Après quelques années de lutte et de longues observations des petites bébêtes, j’ai fini par y voir un peu plus clair.

Comme il est impossible d’échapper à la présence de ces nuisibles, il est important d’observer ses plantes le plus souvent possible, idéalement tous les jours, afin d’agir le plus rapidement possible. Il faut vérifier l’état des feuilles de tous les côtés pour détecter la présence d’intrus même minuscules, les éventuels changements de couleur, la présence d’entailles, de toiles d’araignée…

Ensuite, pas besoin de recourir à l’artillerie lourde pour stopper les dégâts. Par exemple, les araignées rouges détestent l’humidité. Si l’on se rend compte de leur présence suffisamment tôt, il suffit souvent de vaporiser généreusement le feuillage par temps chaud et sec. Les chenilles se ramassent à la main (avec des gants).

Les insecticides chimiques sont de moins en moins disponibles sur le marché destiné aux particuliers et c’est tant mieux. Les oiseaux, les abeilles, les papillons sont les bienvenus chez nous. Pas question de les mettre en danger. On peut arriver à de bons résultats avec des moyens non nocifs.

Voici ceux que j’ai testés avec succès :

Savon noir :

Parfait pour tuer les pucerons, mais aussi les acariens (sortes de micro-araignées qui décolorent les feuilles). Qu’ils soient verts ou noirs, mais aussi roses, bruns, jaunes, les pucerons sont rarement fatals pour les plantes, mais ils peuvent néanmoins les affaiblir en suçant la sève des tiges, des jeunes feuilles et des boutons floraux.

Quand ils sont peu nombreux, je les écrase simplement entre les doigts. C’est par exemple le cas pour les boutons de rosiers que je surveille comme le lait sur le feu. Quand les pucerons sont agglutinés en colonie, comme actuellement sur les jeunes pousses d’un lierre, je passe au bain de savon noir (du vrai, pas un détergent qui peut abimer les plantes) :

  • Je mélange 5 cuillerées à soupe de savon noir avec un litre d’eau tiède et 1 cuillerée à café d’huile végétale pour éviter que la solution ne mousse trop et je transverse le tout dans un pulvérisateur à main à piston ;
  • Je pulvérise directement sur les insectes sans oublier de bien mouiller le dessous des feuilles. Le savon noir asphyxie les insectes, mais comme il n’a pas d’effet résiduel (une fois sec, il n’est plus actif), il faut renouveler l’opération tous les 3 jours jusqu’à disparition des colonies d’insectes.

Quand le nombre de pucerons est trop important, je sacrifie la partie infestée en la coupant.

Qui dit pucerons dit aussi souvent présence de fourmis qui apprécient le miellat produit par les pucerons. Pour déranger les fourmis (qui dérangent les plantes), je répands du marc de café au pied des plantes concernées. Visiblement, les fourmis n’apprécient pas du tout, mais j’ai encore besoin de vérifier à quel point le marc de café constitue un véritable repoussoir.

Nématodes

Pendant longtemps, je me suis demandé qui pouvait bien découper les feuilles de nombreuses plantes avec autant de régularité. Et j’ai fini par dénicher le vorace : l’otiorhynque ! Ce petit coléoptère noir qui ne vole pas est un vrai fléau.

Non seulement cet insecte attaque les feuilles, mais ses larves (vers blancs à tête brune) sont encore plus redoutables car, dès leur sortie de l’œuf, elles se nourrissent des racines, ce qui peut être fatal pour la plante (j’ai ainsi perdu une vigne). Lors du rempotage de certaines plantes au printemps, j’en ai trouvé plusieurs dizaines dans certains pots.

Les adultes sont difficiles à voir car ils se cachent le jour et dévorent la nuit venue. Il est souvent recommandé de procéder à une cueillette nocturne à la lumière d’une lampe torche. Je n’en ai jamais beaucoup attrapés ainsi. Lorsque l’on arrive à en trouver un, celui-ci s’immobilise en feignant d’être mort.

Sachant que chaque femelle pond de 400 à 800 œufs et que les œufs éclosent entre 10 jours et 3 semaines après la ponte en donnant naissance à des larves qui vont s’enterrer et se nourrir aux dépens des racines de la plante attaquée, il est important d’appliquer un remède de cheval. Pour la 3ème fois,  j’ai donc répandu des nématodes dans tous les pots. Il s’agit de petits vers microscopiques invisibles à l’œil nu qui pénètrent les larves et les parasitent en se multipliant à l’intérieur, entrainant leur mort. Je les commande en France chez Presto bio. Je reçois par la poste un petit sachet de poudre à diluer dans l’eau. Je conserve le paquet au réfrigérateur jusqu’à ce qu’il fasse au moins 12° C dehors. Il suffit de diluer la poudre dans un arrosoir et d’épandre partout. Pas de doute, mes plantes vont beaucoup mieux. Comme le traitement est assez onéreux, j’aimerais bien être débarrassée définitivement de ce fléau.

Je suis devenue très vigilante au moment d’introduire de nouvelles plantes sur les terrasses en n’achetant que chez des professionnels sérieux et en examinant les plantes avec soin afin d’éviter l’intrusion de nouveaux otiorhynques.

Phosphate ferrique

Il ne faut pas croire que les limaces n’arrivent pas à grimper sur une terrasse située au 4ème étage. L’été dernier, ce fût même l’invasion. Je ne vous raconte pas le bonheur de marcher pieds nus un soir d’été sur un sol en bois chauffé toute la journée par le soleil et soudain sentir qu’on a posé le pied sur quelque chose de gluant…..Et que dire des traces gluantes que laissent certaines limaces qui sont entrées à l’intérieur à la faveur d’une porte-fenêtre restée ouverte !

Le seul remède vraiment efficace et non nocif est le phosphate ferrique qui préserve les animaux domestiques, les oiseaux, les abeilles et les autres animaux utiles. Il se présente sous forme de granulés que l’on répand autour des plantes qui ont les faveurs de ces bestioles.

Les remèdes de grand-mère (bière, barrière de cendre ou de sable…) qui sont recommandés pour les jardins sont très difficiles à mettre en œuvre sur une terrasse.

Vinaigre d’alcool

Je ne m’en suis servie qu’une seule fois pour venir à bout de cochenilles. J’avais acheté un jasmin étoilé dans une grande surface spécialisée en équipements et décoration pour jardin : les plantes étaient majoritairement stockées à l’intérieur où il faisait très chaud. En déballant mon jasmin, j’ai découvert des amas blanchâtres cotonneux cachés sous les attaches des tuteurs.

Les cochenilles sont à prendre au sérieux car une attaque peut condamner définitivement votre plante. Un proche m’a conseillé d’appliquer régulièrement du vinaigre blanc à l’aide d’un coton-tige sur les amas cotonneux. Et ça a marché.

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